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Subvention de plus 2 350 000 manuels scolaires, distribution de kits scolaires, prise en charge des élèves dans les écoles nationales…Le président de la République estime avoir fait beaucoup d’efforts pour permettre aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école. Dans une adresse à la nation jeudi soir à environ 72 heures de la rentrée des classes, Jovenel Moïse a assuré que toutes les dispositions ont été prises pour permettre le déroulement de l’année scolaire.

Selon le chef de l’État, le ministère de l’Éducation nationale avait commencé à préparer l’année académique 2018-2019 depuis avant la fin de l’année scolaire 2017-2018. «De mon côté, le président du pays, j’avais demandé au gouvernement de ne rien négliger pour bien démarrer et bien terminer l’année scolaire», a avancé Jovenel Moïse.

Le chef de l’État a reconnu que la situation économique est difficile pour les parents qui ont beaucoup de besoins. Selon lui, avec de maigres moyens, « l’État a fait beaucoup d’efforts pour aider les mères et pères de famille à trouver de l’uniforme, des kits scolaires et des moyens pour acheter des ouvrages… »

Plus de 2 350 000 manuels scolaires ont été subventionnés, l’État va payer 70% sur plus de 500 000 livres, a promis le chef de l’État. « Sur chaque 100 gourdes que devait coûter un ouvrage, les parents vont payer 30 gourdes. Plus de 1 830 000 livres seront distribués gratuitement aux élèves », a indiqué Jovenel Moïse.

Le président a fait savoir que l’État prendra en charge la scolarité des enfants dans 2 500 écoles nationales à travers le pays. 750 000 enfants bénéficieront de ce programme, a-t-il dit, soulignant que les parents n’auront rien à payer dans cette catégorie.

Le locataire du Palais national a promis d’accompagner les parents, les professeurs et les élèves tout au long de l’année scolaire sans préciser la nature de cet accompagnement.

Le président a aussi promis de donner une éducation de qualité et de standard international à nos enfants. « C’est pourquoi nous construisons de meilleures écoles nationales et de lycées. C’est pourquoi nous travaillons pour renforcer nos universités tant publiques que privées. Nous savons tous qu’il n’y aura pas de changement au pays si nous n’améliorons pas l’éducation à tous les niveaux, qualité et quantité », a-t-il dit.

Parallèlement, s’agissant de la subvention des manuels scolaires, la Maison Henry Deschamps qui détient la plus grande part dans la fabrication des ouvrages subventionnés, n’a jusqu’à vendredi après-midi, reçu aucun fonds du gouvernement. « À la présente minute, 4h30 p.m., nous n’avons pas encore reçu de paiement pour les contrats. À ce stade, je pense que nous pouvons oublier pour aujourd’hui et que cela repousse à pas avant le lundi 3 septembre pour une avancée sur le dossier des paiements de la subvention», a fait savoir au Nouvelliste Peter Frisch.

Selon lui, le contrat qui lie la Maison Henry Deschamps à l’Etat exige que des inspecteurs du ministère de l’Education nationale viennent compter tous les manuels subventionnés pour s’assurer que tous les stocks sont bel et bien là et que l’État verse aussi les deux premières tranches du contrat avant que les ouvrages subventionnés ne soient disponibles.

Tenant compte de cette situation, les ouvrages subventionnés ne seront pas disponibles avant la rentrée des classes fixées au lundi 3 septembre.

Sur les 2 350 000 manuels subventionnés et en dotation avancés par le chef de l’État, la Maison Henry Deschamps doit fournir à elle seule, 1 568 500 livres.

Le contrat de dotation à travers lequel l’État achète des manuels scolaires pour les écoles nationales concerne 240 000 livres chez la Maison Henry Deschamps. Ce sont des ouvrages destinés au troisième cycle fondamental uniquement, a précisé M. Frisch.

La subvention des manuels scolaires proprement dite est scindée en deux parties. Il y a un contrat gré à gré pour la subvention de 925 500 ouvrages. Et il y a la subvention via un appel d’offres qui couvre 403 000 livres, selon le patron des Imprimeries Deschamps.

Par ailleurs, depuis jeudi dernier des gangs armés font la loi dans la sortie sud de Port-au-Prince. Les zones de Martissant, Cité-Plus, Village-de-Dieu et des zones limitrophes du Bicentenaire sont impraticables. À environ 48 heures de la rentrée des classes, il était dangereux de fréquenter ces zones. Cette route dessert les départements de l’Ouest, du Sud, du Sud-Est, des Nippes et de la Grand’Anse.